Venez découvrir le monde du coach athlé santé de l'Amiens UC où je vous parlerai de pratiques sportives orientées vers la santé , le bien être et le loisirs.
Essayer, c'est l'adopter, je vous attends donc nombreux(se)
Votre coach Tof 06 86 23 36 78
A travers cet article, je voulais vous faire partager de l'intérieur les efforts et le stress que je connais face au vélo en compétition(chose rare 2 ou 3 dans l'année sinon le reste du temps se sont des cyclorandonnées). Votre coach vous fait souffrir, mais lui aussi sait se faire douleur, la suite en texte et en images.
Après ma formation passée à Annecy à la fin du mois de mai, me revoilà parti sur ces hauteurs, au col de la Forclaz pour préparer une cyclosportive.
Depuis plusieurs année, un copain et moi envisagions de participer à l'un des grands événements français dans le monde du cyclosport à savoir La Time Megève Mont Blanc parainnée par Jean -Pierre PAPIN. Des cyclises de toute la France , d'Angleterre, Italie , Belgique, Suisse... se sont donnés rendez-vous à Megève pour l'une des épreuves les plus conviviales mais aussi l'une des plus difficile de l'exagone.
3 Parcours: 80km avec 2000m de dénivelée, 110 km avec 2800m et 140 km avec 3900m
L'inscription ne fut pas simple car s'aligner sur une épreuve de montagne pour nous, petits gars du nord de la France, n'était pas franchement chose évidente.Chez nous les côtes les plus longues ne dépassent guère 2 km alors que dans les Alpes le plus petit col en fait 10.
Inscrits depuis 1 mois, nous voilà partis vendredi après midi afin de prendre le bon air et de récupérer du trajet (que nous avons fait de A à Z sous la pluie). Le samedi matin nous enfourchons les vélos pour un tour du lac sous la grisaille et l'humidité pour un petit décrassage de 45 km où nous faisons monter un peu le cardio lors des 2 grimpées de la balade.
moi, sur ma machine et Cyril
L'après midi nous partons vers Megève pour retirer les dossards et parcourir le village des partenaires puis nous décidons de repèrer une partie du parcours en voiture.
Direction, Sallanche, puis Cluses, le Scionzier pour débuter le col de la Colombière puis descente sous un brouillard épais vers le Chinaillon, le Grand Bornand et Flumet( voilà une partie de ce qui nous attent le lendemain). La pression monte et déjà nous nous voyons descandant ce col sous la pluie et le froid.
De retour à l'appart, nous préparons nos affaires avec la crainte d'oublier quelque chose, suit une assiette de pâtes avec une escalope de poulet . La nuit risque d'être courte et agitée.
5h30 le réveil sonne, le jour J est arrivé, nous déjeunons , chargons les vélos et les sacs, le temps parait vouloir ne pas être à la pluie mais l'indicateur de température de la voiture nous montre 5 petits degrés.
Nous arrivons à Megève avec une boule au ventre et la peur de chuter ou de ne pouvoir terminer. Nous descendons 12 km pour rejoindre le départ et déjà des centaines de cyclistes sont stationner sur la ligne de départ. Celui ci devant être donné à 8h30, nous attendons 30 minutes en nous observant tous les uns les autres embarqués dans la même galère.
Clac Clac clac, le bruit des pédales automatique ss'enclanchant nous indique que nous allons pouvoir commencer à avancer tout doucement(2500 coureurs, il faut un certain moment pour que tout le monde franchisse la ligne de départ, 7mn pour nous). Et c'est parti le stress descend un peu mais maintenant plus moyen de faire marche arrière, vais je avoir des jambes? des crampes? comment vais je aborder la première difficulté? tant de questions qui trouveront les réponses au fur et à mesure de la course.
Nous voilà entre 40 et 50km/h sur les 15 premiers kilomètres où le compteur affiche plus de 41 km/h de moyenne. Les premières pentes apparaissent Le col de la Colombière est bien là avec ces 19 km à franchir en 2 portions l'une de 12km avec du 4e au 6e 7% de moyenne puis un adoucissement de la pente jusqu'au Reposoir(il porte bien son nom) puis plus le temps de récupérer sur les 7 km restant avec une pente constante oscillant entre 7 et 13% où le dernier km est à 10% de moyenne.
Les jambes sont bien là, je ne cesse de dépasser tous ces courageux qui n'ont pas forcément un gabarit de grimpeur. Une pause de 30 secondes au col pour vider un gobelet et avaler une pâte de fruit et un morceau de banane pour repartir en selle aidé par Jean François Bernaudeau, le directeur technique de l'équipe Pro Bouygues Telecom(car je portais cette tenue). Les premiers hectomètres me rafraissichent et me refroidissent quand je commence à prendre de la vitesse et à voir le vide qui m'entoure. De nature peureuse, je ne peux me lacher dans cette longue descente pour rejoindre la Clusaz. Beaucoup de monde me double à des vitesses auxquelles, je ne pense jamais aller(en vélo). La montée vers les Aravis arrive(11 km à 5.5%), je retrouve mes jambes prêtes à remonter les coureurs m'ayant dépasser lors de la descente. En effet, je franchis ce col(verdoyant sous quelques rayons de soleil) de bel manière sans arrêts ravito. Je sais que la descente qui va suivre va encore être pénible car plus technique que la première. J'essaie de limiter la casse sans vraiment y parvenir alors que me voilà à la bifurcation des 80 et 110, 140 km . J'embraye à droite en direction des Saisie par Crest Volant pour la dernière difficulté qui est de taille(14.7 km à plus de 5% de moyenne). A mi chemin, je crève, un peu énervé, je répart et des débuts de crampes m'obligent à pédaler différemment et surtout ne pas trop monter dans le rouge. Je continue néanmoins à remonter sur des coureurs qui on peut être présumé de les force pour arriver soulager en haut de ce col sous un manteau de broullard qui disparaitra un peu plus bas. La descente s'avère plus rapide car je suis plus en confiance mais le revêtement au sol est dégradé. Megève à 10 km avec quelques grimpées où mes jambes souffrent mais je continue à pousser sur les pédales avec la joie d'un dernier effort pour en finir avec cette magnifique sortie. Le dernier rond point franchi, l'arche d'arrivée clame son bip m'indiquant l'arrêt de ma cyclosportive.
Fier et content d'être arrivé en un seul morceau, je savoure ce moment en repensant cette course.
Les résultats tombent et je lis :
207eme au scratch sur 919 participants et 70e de ma catégorie avec un temps de 4h35'07 pour 112 km soit 25,07km/h de moyenne. Sans la crevaison, je pense que j'aurau pu faire environs 10mn de moins me plaçant sous la barre des 150 premiers mais c'est comme ça !!!.
Mon copain Cyril se classe un peu plus loin (427e) avec un développement non adapté pour ce terrain.
Contents nous prenons le repas en commun avant de participer aux remises de récompenses et le tirage au sort de la tombola
La soirée fut courte et l'endormissement rapide avec plein de belles images dans nos têtes prêts pour l'édition 2009.
Quel surprise, un commentaire de raincheval , je suis content de voir que quelques personnes suivent ce que j fais .<br />
Merci pour les compliments, juste une rectif je ne descends pas à 90 car g peur mais plutot à 60 65km/h.<br />
Merci cécile e ravi que la marche nordique t'es plue, on remettra ça le 5 juillet <br />
A mardi <br />
tof
bonjour christophe,<br />
je viens de lire le resumé de ta "cyclosportive"( si je me souviens bien ça s 'écrit comme ça) 112km en vélo, descendre à plus de 90 km/h, c impressionnant!! dommage pour la crevaison, mais félicitations quand même. <br />
y a des côtes aussi à raincheval, mais un peu moins pentues qu'à megève, et puis on arriverait pas à te suivre!!!!<br />
la marche nordique d hier ct sympa, je n ai pas de courbatures, à refaire......
je constate que toph a deux groupies et accros du blog....et des commentaires!!! on ne peut pas s'empêcher de parler comme pendant les séances très soutenues du mardi soir
eh oui ...notre coach c'est la tête et les jambes..., personne n'imagine à quel point nous avons la chance de l'avoir......après ces compliments je pense que les chevilles et la tête vont enfler..c'est de l'humour
Du suspens, de l'action, de l'émotion.....tout y est!!! En plus d'être un sportif accompli (que je salue chapeau bas) nous découvrons à présent tes talents d'écrivain. Après A. Hitchcock, "Tof the coach".
t'es vraiment un athlète complet...et je vois que le stress te gagne aussi (comme moi à l'amiènoise)..bon d'accord c'est pas le même niveau. Tu peux être fier d'avoir fait cette course